.....Entre les fanatismes les plus extrêmes qui justifient tout par Dieu, et les sciences qui cherchent à démontrer que « la religion est une épidémie mentale que l’on peut attraper avec une certaine probabilité », existent tous les degrés de la croyance ou de la non-croyance : c’est l’agnostique qui considère toute métaphysique inutile, l’athée qui nie l’existence de Dieu, le pratiquant qui prie avec ferveur, ou le nanti qui se pose par intervalles des questions sur les formes possibles d’un être suprême, quand la vie, ou la mort, le placent face à des problèmes que les ordinateurs ne peuvent résoudre.

......Parmi tous ces espaces intérieurs possibles, un d’entre eux a été choisi par des femmes, les religieuses apostoliques.
Derrière ce terme peu connu du grand public, point de sensationnel tel que les médias se plaisent à le décrire : point de journées passées dans le silence des cloîtres et leur temps suspendu, ni d’images frappantes comme un corps vêtu de bure étendu les bras en croix dans la nef d’une église…
L’existence qu’elles mènent est bien plus modeste, moins glorieuse serait-on tenté de dire, quand on pense au peu de choses que l’on sait de ces vies. Elles sont parmi les autres hommes et femmes, confrontées à leurs contradictions, leurs bonheurs, leurs soucis, leurs interrogations. Elles sont enseignantes ou infirmières, visiteuses de prisons ou cantinières d’orphelinat, ou n’exercent pas de métier, sont en uniforme ou non, mais vivent toujours en communauté.
Elles ont choisi de rester au beau mitan de l’humanité, mais ont, de toute façon, prononcé les trois vœux qui caractérisent une vie religieuse : pauvreté, chasteté, obéissance.

......Celles qui habitent ces images sont des religieuses trinitaires, de celles qui rachetaient à Marseille, il y a huit siècles, les esclaves sur le Vieux-Port afin de leur rendre la liberté… Cette liberté de croire, ou de ne pas croire, qui appartient… à chacun d’entre nous.

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Il est dédié aux religieuses trinitaires, d'une part, pour la part d'authentique humanité qu'elles portent en elles, et à Mme Mitchell, d'autre part, pour toutes les fois où elle nous a permis d'exprimer ce que nous sommes.

MP Amiel



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