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"Vous êtes des passeurs de mémoire." C'est sur ces mots que Gaëlle Lenfant, vice-présidente PS du conseil régional déléguée à la jeunesse, a accueilli ce mardi les élèves de la région à la Villa Méditerranée.

C'est dans ce récent bâtiment que 300 lycéens de l'académie d'Aix-Marseille et de Nice ont présenté leurs travaux, le tout devant des élus du conseil régional mais également face à Olivier Lalieu, historien au mémorial de la Shoah et Benjamin Orenstein, un rescapé du camp d'Auschwitz. Ce dernier a écrit son témoignage, Des mots pour sépulture.

Cette 6e édition a été organisée par la Région en réponse au racisme, à l'antisémitisme et à toute forme de discrimination. Une édition chargée en émotion pour ces élèves, qui ont d'abord travaillé et étudié localement sur la Shoah, en visitant pour certains le camp de concentration des Milles, le seul camp intact de France.

Ce n'est qu'une fois ces recherches effectuées, que le 31 janvier, les élèves de 10 établissements de la région ont pu participer au voyage d'étude à Auschwitz, soit 70 ans après le drame.

Une prise de conscience
"On a gagné en maturité", souligne Roxanne Imbo, élève en terminale au lycée marseillais de Sainte-Trinité. Elle a ainsi présenté avec ses camarades les travaux de son établissement, avec comme spécificité la description de l'opération Sultan, une rafle de 1943 qui marque tristement la cité phocéenne. Particulièrement choqués par le voyage d'études à Auschwitz, d'autres élèves de ce lycée témoignent.
C'est le cas de Manon Delaby, qui reste profondément marquée par la température en hiver, certainement la même température qu'ont dû supporter les déportés, démunis. "Et nous, nous étions pourtant équipés."

Gabriel Hodoul

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